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papillonSe libérer des mémoires du passé

Ce trauma qui empêche d'avancer

« Un trauma, c’est un événement passé qui nous bloque dans notre vie actuelle » (Isabelle Meignant). Que ce trauma soit répété sur le long terme ou qu'il s'agisse d'un choc vécu une seule fois, il laisse son empreinte dans notre organisme, bloquant l'information au niveau du système limbique. Ainsi ancré, il peut se réactiver au moindre stimulus sensoriel -une odeur, un bruit, une image, une sensation-, et enclencher des émotions inconfortables.

Nettoyer nos traumas du passé

Quand nous sommes confrontés à un événement traumatique, nous sommes enclins à l'enfouir pour oublier et ne plus souffrir. La démarche peut-être salvatrice, mais il arrive que des images de l'événement nous reviennent sous forme d’obsessions, d’angoisses, de cauchemars. Une multitude de stimuli peuvent venir raviver la souffrance alors subie et générer des conduites inappropriées face à la réalité : anxiété, tocs, agressivité,... Plusieurs techniques permettent de mettre à jour la source de l'inconfort ou de la souffrance, et de poser les actes forts qui amèneront le changement positif : oser agir, oser parler, affronter les difficultés, booster la confiance en soi ou l'estime de soi.

Selon votre situation, votre demande et votre personnalité, nous pourrons envisager le jeu de rôle (psychodrame de Jacob Levy Moreno), le récit autobiographique, l'EFT (Emotional Freedom Techniques de Gary Craig) ou des exercices de réduction de tensions et de traumatismes (Tension Release Exercises de David Berceli)

Nettoyer les mémoires familiales et transgénérationnelles

Parfois, il arrive que, malgré des recherches dans notre histoire personnelle, il nous est difficile de situer ou trouver l'événement à l'origine de notre souffrance. Il peut alors être intéressant de se pencher sur l’histoire de notre famille, voire de remonter sur plusieurs générations. En effet, nous pouvons avoir hérité des traumatismes de nos aieux sans en être conscient. C'est ce que l'on appelle, en psychologie, le phénomène de « résonance émotionnelle » par transfert d’une génération à l’autre.

Un traumatisme de l’enfance, non résolu et refoulé, peut resurgir à plus ou moins long terme lorsque nous nous trouvons confrontés à une odeur, une sensation ou un événement similaire qui fait écho en nous et nous en rappelle le souvenir. Ce souvenir désagréable peut alors se manifester par de l'angoisse, de la peur, de la crispation ou tout autre manifestation de stress souvent incomprise. Bref, quand nous n'avons pu mettre en mots nos traumatismes, ceux-ci s'expriment via le corps.

« Plus encore que le traumatisme en soi et la souffrance associée, ce sont les secrets, les non-dits, la dissimulation de la réalité et de la souffrance vécue qui sont pathogènes pour les générations suivantes. Elles nous rappellent aussi l’intérêt, bien souvent, de travailler sur au moins trois générations. Même si nous ne les rencontrons pas toutes dans la réalité des entretiens, nous pouvons leur faire une place via l’exploration de la dimension transgénérationnelle. »(Florence Calicis)

Si taire la souffrance constitue une manière de survivre pour la génération qui la vit, elle peut donc plonger les générations qui suivent dans la confusion et le désemparement. Il s'agira donc de lever le voile sur cette réalité non-dite, cachée inconsciemment et laissée en héritage aux enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants. C'est ce que se propose de faire la psychogénéalogie. Véritable nettoyage des mémoires transgénérationnelles, elle permet de mettre des mots sur les maux de nos ancêtres, libérant ainsi les non-dits qui nous font souffrir et nous empêchent d'avancer sur notre propre chemin de vie.

« Imaginez une pièce jointe jamais ouverte que nous auraient transmise nos ascendants. Des événements de l’histoire familiale que nos aïeux n’ont pu ni comprendre ni accepter, et que certains descendants sont mis au défi d’intégrer. Que ce soit sous la forme d’un symptôme physique ou psychique, ou qu’ils aient la sensation d’être parasités par la souffrance d’un autre, ils se retrouvent captifs d’un lien au passé, de croyances ou d’interdits les empêchant de trouver leur place dans le présent. Pour redevenir sujet de son histoire. » (Juliette Allais, Guérir de sa famille)